Magnifique Society jour 3 : la France à l’honneur

Papooz, Magnifique Society, Reims, Modern Coma
Les français de Papooz ont ouvert le bal d'une cohorte de talents français pour cette dernière journée de la Magnifique Society

Pour le dernier jour de la Magnifique Society à Reims, ce sont surtout les groupes français qui sont sortis du lot. Dernière sélection.

Papooz

Pour les Américains qui les ont découvert l’an passé avec le clip réalisé par Soko, « Ann wants to dance », il n’y avait rien de plus français que ce duo pop. Pourtant, Papooz multiplie les inspirations: jazzy, asiatiques, surf music ou encore rock anglo-saxon, Papooz sait jouer sur tous les tableaux. Groovy jusqu’aux bouts des ongles, le duo se distingue toujours pas la voix haut perchée, presque féminine, de Armand Penicaut. Tant et si bien qu’en s’approchant de la scène, on pensait qu’il s’agissait d’une femme qui chantait!

Brothers

Impossible de ne pas penser à de vieux épisodes de Happy Days quand on découvre les dégaines des mecs de Brothers. Blouson de cuir, cheveu au vent ou gominé (le bassiste est un véritable sosie de Fonzie), les frères de Brothers et leur groupe annoncent la couleur. On est ici pour écouter du bon vieux rock’n’roll. Un côté nostalgique qui marche à fond avec leurs mélodies entêtantes et les refrains catchy qu’on chante à tue-tête. Ils ont eu toutefois la bonne idée d’apporter un peu de nouveauté via les instruments (claviers et… trombones) pour éviter de devenir un groupe-souvenir sans grand chose à apporter. Les Brothers replongent avec délice leur public dans un passé qu’il n’a pas vécu mais qu’il est pourtant sûr de connaître. Fort.

Her

On ne présente plus le duo electro soul français. Simon Carpentier et Victor Solf ont à nouveau posé en quelques notes leur ambiance léché, classe et sexy sur la grande scène de la Magnifique Society. Empereurs au royaume du cool (avec notamment un bassiste danseur incroyable), les frenchy de Her ont en plus proposé quelques nouveautés et reprises blues superbes. On a notamment pu admirer le brin de voix de Victor Solf, d’une amplitude remarquable. Et dire qu’ils n’ont pas encore sorti un seul album. On peut s’attendre à du très haut niveau.

Fishbach

Inconnue ou presque il y a un an, l’Ardennaise Fishbach est désormais la chouchoute des hipsters… et des nostalgiques de la variété des années 80. Dans l’univers froid de Fishbach, qui joue beaucoup sur la distance avec le public sur scène, la chaleur survient par petites touches. Un jeu de cordes par ici, un refrain scandé par là, on finit invariablement par succomber à son charme fou. En plus, Fishbach remet au goût du jour des sonorités que l’on pensait définitivement rangées sur les étagères du ringard. Un bel exploit.

Thylacine

Dans la grande famille française de la musique, manquait l’electro. Voici Thylacine. Le français, ancien saxophoniste, s’est plongé dans la musique électronique. Sans renier son amour pour les instruments acoustiques. Ce qui nous donne une performance folle où William Rezé est aux platines et au saxophone en même temps sur scène. On est loin du DJ planqué derrière son ordinateur. Surtout, Thylacine joue en ce moment son sublime album Transsiberian, inspiré par les sons entendus lors de son voyage dans le train mythique. Un véritable voyage par la musique. Tendez l’oreille, chaque note est une étape du périple.

Jamie Cullum

On s’est dit qu’un top 100% français ferait quelque peu chauvin. Voici donc Jamie Cullum. Le Britannique roi du jazz et pianiste virtuose s’est fendu d’une prestation de toute beauté et enlevée à Reims. Pas facile de faire danser des milliers de personnes sur du jazz et pourtant, Jamie Cullum y arrive sans mal. On s’amuse d’ailleurs à essayer de reconnaître quel morceau il reprend sauce jazzy. Mention spéciale pour « Don’t stop the music » de Rihanna, bien plus classieux chez Jamie Cullum. Le final de la Magnifique Society n’a pas démérité.

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