Last Train, les énervés du rock français

Last Train, Modern Coma
Last Train, les énervés du rock

Le groupe phénomène français Last Train va sortir son premier album, « Weathering » en avril après deux EP furieux. Amoureux du rock à l’ancienne, c’est pour vous.

Mulhouse. Le nom même de la ville n’évoque pas vraiment la fureur de vivre et le délire. C’est pourtant de là que nous vient un des groupes de rock les plus survoltés du moment : Last Train. Un groupe de vingtenaires qui a déjà… plus de dix ans. Jean-Noël (chant, guitare), Julien (guitare), Tim (basse) et Antoine (batterie) se sont connus au collège et ont fondé le groupe en 2005.

Ils ont fini par exploser en 2014 avec leur premier EP, «Cold fever » qui annonçait déjà la couleur : du rock en anglais, énergique, porté par la voix rocailleuse de Jean-Noël, des blousons noirs. Bref, du bon gros rock comme on aime. Surtout que ces jeunes gens font tout eux-mêmes, allant jusqu’à monter leur propre label (Cold fame records) pour vendre leurs titres et produire d’autres artistes (notamment les excellents Holy Two dont on vous reparlera un jour).

Depuis, ils ont parcouru du chemin. Enchaînant les concerts à travers l’Europe et jusqu’en Chine. Il faut dire que le quatuor a posé l’essence même du groupe au cœur de la scène. Pogo, cercle pit et prestations surenflammés ont fait leur réputation partout où ils sont passés. Ils se sont tant et bien agités qu’ils ont fini par faire la première de… Johnny Hallyday en 2016.

Vous n’êtes pas partis ? Tant mieux. Car le groupe mérite vraiment le détour. Les gros riffs de guitare ne noient jamais la voix terriblement rock du chanteur (comme sur la merveille « Fire ») et la batterie énervée ne peut que vous lancer dans un headbang effréné. On comprend mieux pourquoi Last Train est l’un des chouchous de Francis Zegut, amoureux devant l’éternel du rock, du vrai depuis des décennies (si vous ne savez pas qui est Francis Zegut, honte à vous).

Mieux, le groupe se bonifie avec le temps au lieu de s’assagir. « Between wounds », morceau de leur futur album « Weathering », n’aurait pas été renié par les Rolling Stones. Last Train est l’exact opposé d’un autre fameux groupe de rock français : BBrunes. Morceaux « simples et accessibles » comme le reconnaît le chanteur auprès de 20minutes, guitares électriques branchées sur du 20 000 volts et songwriting qui laisse toute sa place à la puissance vocale de Jean-Noël. Cependant, on aura une préférence pour la « calme » chanson éponyme, « Weathering » qui laisse toute sa place à la batterie et à quelques accords de guitare ciselés.

En somme, si en festival cet été, vous voyez apparaître le nom de Last Train, foncez-y. Vous êtes sûrs de vous éclater dans la fosse. Mais gare au wall of death.

« Weathering » sort le 7 avril 2017 en France. 

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